À propos

Pourquoi j’ai créé FLE pour couples binationaux

Professeur de FLE passionné par les émotions, les nuances et les rencontres, j’enseigne le français depuis 25 ans. J’ai formé des enfants, des adultes, des diplomates… et même des gens qui pensaient que “subjonctif” était un nouveau médicament contre le stress.


J’ai aussi enseigné pendant 22 ans à l’Institut français de Prague, une institution prestigieuse où l’on apprend que le français est une langue magnifique… et que les Tchèques peuvent maîtriser plus vite que les Français ne peuvent prononcer “strč prst skrz krk”.

Et puis un jour, j’ai compris que les plus grands malentendus ne viennent pas du passé composé… mais du couple.

J’ai vécu cette aventure moi-même : j’étais marié à une Tchèque, et nous communiquions tant bien que mal dans la langue de Shakespeare.
Un jour, nous avons décidé d’abandonner notre dialecte approximatif pour adopter la langue de Molière.

Les débuts furent chaotiques.
Elle partait de zéro et l’anglais revenait comme un ex un peu insistant : “juste pour te dépanner”.
Mais nous avons tenu bon. Nous avons même acheté une tirelire dans laquelle nous glissions 10 Couronnes à chaque incartade. Nous nous sommes d’ailleurs payés un bon resto car la somme était rondelette…


Quelques mois plus tard, nous parlions en français au quotidien.
Deux ans après, elle obtenait le DELF B2 puis l’examen pour l’obtention de la nationalité française.


Et moi, j’avais enfin compris que corriger quelqu’un qu’on aime demande BEAUCOUP plus de tact que corriger un élève.

C’est ainsi qu’est né FLE pour couples binationaux.
Un espace où l’on apprend à :

  • parler ensemble sans se vexer,
  • corriger sans briser l’ambiance,
  • reformuler sans soupirer,
  • comprendre l’autre même quand son français ressemble à du yaourt,
  • rire des erreurs plutôt que se disputer pour un imparfait oublié.

Ici, le/la francophone devient un(e) prof de FLE… mais version “douce, câline et diplomatique”.
Et l’apprenant(e) découvre qu’on peut progresser vite, sans grammaire indigeste, et surtout sans passer par l’anglais.

Parce qu’aimer dans une autre langue, c’est comme apprendre à danser :
au début, on se marche un peu dessus… mais après quelques pas ratés, quelques fous rires et un peu de pratique,
on finit par glisser ensemble naturellement.


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